Kestemantoine  
 
  Festival Dictapop 25/04/2017 20 08 12 (UTC)
   
 
©dictapop evening

Julie Doiron

Ce qui frappe de prime abord chez la canadienne Julie Doiron, anciennement bassiste d’Eric’s Trip, c’est la singularité de sa voix. Entêtante, taquine ou nonchalante, elle prend de la hauteur quand on s’y attend le moins, et n’hésite pas à faire un fameux bout de chemin pour vous ébouriffer dans toutes les langues qui donnent la chair de poule. Les mélodies n’imprègnent l’esprit qu’après coup, stigmates indélébiles et obsédants d’un doux moment passé en compagnie d’une fille hors du commun, à mi chemin entre un esprit des bois évanescent et une mère bienveillante qui vous bercerait à demi mot les jours de fièvre. Et comment faire autrement que d’acquiescer à sa demande, quand elle nous susurre « Faites de beaux rêves » ? Q’on ne vous y reprenne plus, après ça, à conspuer sans distinction les chanteuses du Saskatchewan, des Laurentides ou d’Ottawa !
[ www.juliedoiron.com ]

Discographie :
1993 - Dog Love Part 2 7inch ( sous le nom de Brocken Girl ) - Sappy Records
1995 - Nora 7inch ( sous le nom de Brocken Girl ) - Sappy Records
1996 - Brocken Girl - Sub Pop, Sappy Records
1997 - Loneliest In The Morning - Sub Pop
1999 - Will You Still Love Me ?- Tree Records / Sappy Records
1999 - Julie Doiron and the Wooden Stars- Tree Records / Sappy Records
2001 - Désormais - Jagjaguwar
2002 - Heart and Crime - Jagjaguwar
2004 - Goodnight Nobody - Jagjaguwar
2006 - Woke Myself Up - Jagjaguwar


Stanley Bricks aka André Herman Dune + Clémence Freshard

STANLEY BRICKS >> Loin, très loin des feux trop clinquants de la rampe, Stanley Brinks est un explorateur nomade comme on n’en fait plus guère, qui trace sa route depuis Berlin ou New-York comme on prendrait la tangente, sans plan de carrière bétonné ni envie d’amasser une montagne de pétrodollars superflus au détriment de l’essentiel : une guitare sèche, une voix aux inflexions reconnaissables entre mille et une envie de communiquer au public le bonheur simple d’une histoire bien ficelée. Chantre de morceaux rugueux, captivants et sincères et de mélodies qui ont le chic pour vous toucher aussitôt à cœur, il s’entoure au gré des itinéraires musicaux d’amis de passage pour l’accompagner et son identité (autrefois André Herman Düne mais aussi Klaus Bong, Ben Dope, Ben Haschisch, John Trawling, John Andreas ou Lord Stanislas), comme ses disques, se fait multiple comme pour mieux brouiller les pistes, comme pour mieux nous emmener avec lui sur ses chemins de traverse.
[ www.myspace.com/therealstanleybrinks ]

Discographie très sélective:
2006- Täglich Brot – New York – Berlin (Shrimper) sous le nom André Herman Dune
2007- Bops a Zap (Radical Baboon)


CLEMENCE FRESCHARD >> Freschard, c’est un peu l’histoire d’une girl next door qui, lors de sa rencontre avec Stanley Brinks en 2003, aurait croisé la route d’un pygmalion céleste, du genre à l’encourager à se jeter toute nue dans le grand bain musical à grand renfort d’affection et de morceaux tout juste sortis du four et nés de leurs confidences, sans pour autant la transformer en une créature préfabriquée de plus, celles qui papillonnent des cils et font des moues enjôleuses de petite fille modèle. Sans fards excessifs mais avec une fraîcheur indéniable et une pointe d’accent charmant, Clémence n’hésite pas un instant à jouer carte sur table, à exposer au grand jour les petites failles de son cerveau et à détailler les jours nappés d’ennui. Si proche de nous en quelques notes qu’on aurait envie de les emmener, elle et sa guitare, faire un pique nique au parc, on devine pourtant chez elle une multitude de recoins indomptés et secrets…Mais vous savez quoi ? C’est aussi pour ça qu’on l’aime déjà, ce joli brin de fille moderne.
[ www.myspace.com/freschard ]

Discographie :
2003 - Neon Orange EP Radical Baboon
2004 - Shower Gel EP Radical Baboon
2005 - Alien Duck LP Radical Baboon
2006 - Click Click LP - Radical Baboon


Tazio & Boy

À l’heure de la production de masse, Tazio (le garçon) et Boy (la fille) choisissent d’entrer en résistance comme on prendrait la clé des champs, l’air de rien, en accumulant au gré de leurs bal(l)ades des pépites de chocolat et des feuilles d’érable, des pas dans la neige et d’infimes trésors à chérir et apprivoiser en douceur. Leur folk hanté et rêveur nourri de minimalisme mélancolique et de rage envoûtante nichait jusqu’alors dans des productions confidentielles et attachantes sur leur label CD–R My Little Cab Records. À la demande du label Humpty Dumpty Records, ils entrouvrent les mailles douillettes de leur cocon et font le point sur 4 années riches en fragments de grâce dans « Note Book », une compilation de 18 morceaux choisis qu’ils vous feront découvrir pour un jour ou pour toujours au Dictapop.
[ www.myspace.com/tazioandboy ]



DICTAPOP EVENING - Saturday/samedi 19.05.2007

©dictapop evening

Half Asleep

De Valérie Leclercq, capitaine de la frêle embarcation Half Asleep, il aura été tout dit ou presque : qu’elle était une nouvelle Nico, une nouvelle Julie Doiron, une nouvelle Tara Jane O’Neil. Qu’elle avait une maturité musicale étonnante malgré son jeune âge. Qu’elle avait ému jusqu’aux larmes Marc Huyghens de feu Venus et le grand Matt Elliott, et que tous deux avaient absolument voulu sa présence évanescente et irradiante à leurs côtés à l’occasion de quelques concerts. Toutes ces rumeurs à valeur de fables disent pourtant un fragment de la vérité, mais ce serait passer sous silence que, derrière l’allure fantomatique et frissonnante de ses morceaux, sous la gangue précieuse de sa voix grave, Half Asleep dissimule volontiers un humour mordant et décalé, un regard aiguisé sur les petites irrégularités du monde et ses propres fissures, une présence humaine étonnante et versatile, pas uniquement constituée de tempêtes de larmes et de journées moroses.
[ www.half-asleep.tk ]

Discographie :
2003 - 'Palms and Plums', CD-R, Another Record
2003 - 'Just Before We Learned To Swim', CD-R, Hinah
2004 - 'Compilation Performance #2', CD, Intercontinental
2005 - 'Loobke/Half Asleep', split-k7, Matamore
2005 - 'Just Before We Learned To Swim', CD, Matamore
2005 - '(We are now) Seated in Profile', CD, Unique Records
2007 - Split-LP avec Sandra Reignoux, Humpty Dumpty Records (à venir)


Jana Hunter

Comme dans les prémices de ce qui allait devenir le phénomène Devendra Banhart, ou chez les sœurs Cassidy avant qu’elles délaissent leurs bricolo-comptines pour mêler leur sang ancestral aux beats urbains, on décèle chez Jana Hunter un charisme intemporel, celui que partagent les prêtresses vaudoues et les chefs indiens, celui de toutes les mères à travers le monde quand elles entonnent des prières incantatoires, celui d’une femme qu’aurait pu photographier Dorothea Lange pendant la Grande Dépression. Le timbre de cette fleur montée en graine au gré des chemins texans est usé par l’attente de bus Greyhound qui jamais ne l’emmèneront loin d’un avenir incertain, élimé par l’espoir souvent déçu qu’arrive enfin la saison des pluies et par les amours non réciproques. Aucune mélodie trop ornée ne ressortirait indemne en passant par ses mains, tant elle déchiquette et laisse seulement audibles des lambeaux de chansons irradiantes, des carcasses sonores souvent traversées de grâce et de tendresse à fleur de peau.
[ www.gnomonsong.com ]

Discographie :
2005 – ‘Devendra Banhart / Jana Hunter’, split-LP, Troubleman Unlimited
2005 – ‘Blank Unstaring Heirs of Doom’, CD, Gnomonsong
2007 – ‘There’s no home’, CD, Gnomonsong


Tara Jane O’Neil

Une cabane rustique dissimulée au cœur de l’ Oregon, du café qui chauffe sur un poêle à bois, à deux pas des moineaux qui ébouriffent leurs plumes sur les branches d’un hêtre…c’est en l’honneur de ce décor sylvestre et retiré du monde et des volatiles qui y nichent que Tara Jane O’Neil aime à sortir sa guitare, c’est peut-être aussi pour rivaliser avec leurs pépiements matinaux et les bruissements imperceptibles des feuilles qu’elle entonne des chansons tout droit sorties de l’âge d’or du folk, lumineuses et bouleversantes, traversées d’une aura obsédante et intemporelle. À ce jour, on ne connaît pas de meilleur sérum anti-stress citadin que de consentir corps et âme à une longue promenade intime et sonore à travers les méandres mystiques et caressants de ses morceaux, entouré par les perdrix, les écureuils, et tous les esprits méditatifs des bois.
[ www.tarajaneoneil.com ]

Colleen

S’immerger dans le microcosme subtilement tressé de la française Cécile Schott, alias Colleen, c’est faire une plongée en eaux claires au milieu de reflets scintillants, c’est danser sous une pluie de gouttelettes dorées dans une orée secrète, c’est accepter de marcher sur un filin de soie tendu à travers ciel en acceptant de perdre quelque peu l’équilibre, c’est se laisser porter par les vagues sans avoir peur des récifs. La jeune musicienne a tout d’une ondine charmant les algues luxuriantes par des nappes de sons cristallins, usant de la viole de gambe et des boîtes à musique comme de sortilèges bienveillants, distillant les tintements de clochettes et les notes de clarinette comme on sèmerait des coquillages sur le sable. Apaisante et enveloppante, sa musique prend toute son ampleur en live, tant il est intrigant et attendrissant de voir Colleen chérir ses instruments pour qu’ils révèlent leurs talents insoupçonnés...la féerie promet donc d’être au rendez-vous à la Chapelle de Boondael, n’hésitez pas à vous laisser bercer avec nous !
[ www.colleenplays.org ]

Discographie :
2003 – ‘Everyone alive wants an answer’, CD, The Leaf Label
2005 – ‘The Golden Morning Break’, CD, The Leaf Label
2005 – ‘Mort aux vaches’, CD, Staalplat, réédition (enregistré en 2004 sur VPRO)
2006 – ‘Colleen et les boîtes à musique’, EP, The Leaf Label (enregistré à l’origine pour France Culture)



DICTAPOP EVENING - Wednesday/Mercredi 30.05.2007

©dictapop evening

Lapin Machin

Au Dictapop, on aime les histoires à dormir debout, les bouts d’ficelle, et les trublions punkoïdes qui essaient de faire rentrer les carrés dans les ronds. Quelque part du côté du Pop In, pendant le mythique Open Mic du jeudi présidé par David-Ivar Herman Düne, c’est à croire qu’ils les cultivent en pot, ces joyeux drilles sortis de nulle part et prêts à refaire le monde le temps de quelques morceaux foutraques. Lapin Machin (Violette, Joe Lapin, Mikka et parfois Lily L’Eclair) fait partie de cette couvée biberonnée à l’anti-folk et à la spontanéité, et ils ne sont pas les derniers pour transformer en zoulk toutes les notes qui transiteraient par leurs pattes. Au cours de leurs sets, on rencontre une batterie DIY, un costume de lapin qu’on croirait échappé du réveillon de 1980 chez Tata Josette et surtout, surtout, un enthousiasme communicatif et tapageur qui fera sautiller les plus frileux d’entre vous…Alors, chiche qu’on entame une farandole endiablée en leur honneur?
[ www.myspace.com/lapinmachin ]


François Virot

Avant d’avoir envie de faire cavalier seul de temps à autre et d’explorer des sentiers défrichés jusqu’alors par Animal Collective ou Our Brother The Native, François Virot était déjà sanglé eau et tripes à son drum kit dans le très bouillonnant trio Clara Clara, sorte d’hybride supersonique entre Deerhoof et Lightning Bolt. Ses influences musicales ont évolué, mais l’animalité et son implication corporelle totale à la noble cause musicale restent les mêmes. François Virot est un performer habité qui réinvente à sa manière le mythe du sauvageon, un gamin des rues indompté qu’on pourrait croiser dans La Promesse ou Les 400 coups, une graine de pissenlit qui essaime au vent sa rage et son amour intense, un foudre de guerre perdu dans la forêt  un soir de pleine lune, avec sa guitare comme seule arme. On le retrouvera très bientôt pour un premier album chez Clapping Music, grande tribu accueillante aux allures de nébuleuse à qui l’on doit notamment la découverte de Ramona Cordova, un autre garçon hors du commun avec une même facilité pour tutoyer les étoiles. Avant ça, que diriez-vous de tenter de l’apprivoiser avec nous à la Chapelle de Boondael ?
[ www.myspace.com/francoisvirot ]


Scout Niblett

Quiconque a assisté à nos côtés au set de Scout Niblett à Recyclart le 3 novembre 2005 se souvient encore d’un pur et rare moment de rock’n roll mâtiné à la sauce Halloween, tant la faussement frêle Scout dans son costume de squelette et le dégingandé Todd Trainer au faciès vampiresque semblaient entamer une ode infernale mais jouissive aux divinités musicales volcaniques. Comme ici au Dictapop, on n’est pas du genre à refuser une seconde part de dessert à la nitroglycérine quand l’occasion se représente, on n’a pas longuement hésité avant de faire revenir cette insolente gamine toutes griffes dehors dans notre contrée bruxelloise. Sans le cultissime batteur de Shellac cette fois, mais avec, on l’espère, une tripotée de nouveaux morceaux fougueux dont elle a le secret, elle clôturera notre brochette de soirées printanières à la chapelle de Boondael par une apothéose débraillée. Après son concert, on parierait cher que vous ne regarderez plus jamais votre petite sœur de la même façon quand elle menacera de vous mettre une déculottée !
[ www.scoutniblett.com ]
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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